Invité d’honneur de nos maisons

27 janvier 2012

Je crois que la chair de l’homme est faite pour accueillir l’Esprit de Dieu. Ce n’est pas un hasard si le premier miracle de Jésus, dans la synagogue de Capharnaüm, consiste à chasser un esprit mauvais (Marc 1, 21-28)

Jésus ressemble à son prédécesseur David. Juste après avoir reçu l’onction et accueilli l’Esprit de Dieu, David est appelé au service du roi Saül qui est justement tourmenté par un esprit mauvais. La Bible raconte que David prenait sa lyre, en jouait et Saül se sentait mieux (1 Samuel 16, 14-23). Un des premiers actes du « messie » Jésus comme du « messie » David consiste donc à chasser un esprit mauvais. Pourquoi cela est-il si important ?

On pourrait imaginer que l’être humain est un peu comme une maison. A l’intérieur de lui-même, il y a de la place. L’homme est toujours habité aussi par un « autre » que lui-même. Jésus vient faire le ménage, il dit à l’esprit mauvais : « Silence, sors de cet homme ! » Jésus libère cet homme qui pourra ouvrir son cœur et devenir maison de Dieu, temple du Saint Esprit.

Etty Hillesum, une jeune juive, utilise l’image de la maison dans une magnifique page de son journal :

« Les gens sont pour moi des maisons aux portes ouvertes… et l’on devrait pouvoir faire de chacune d’elles un sanctuaire pour toi, mon Dieu. Et je te le promets mon Dieu, je te chercherai un logement et un toit dans le plus grand nombre de maisons possible.  C’est une image amusante : je me mets en route pour te chercher un toit. Il y a tant de maisons inhabitées, où je t’introduirais comme invité d’honneur. »

Chasser l’esprit mauvais et introduire Dieu comme un invité d’honneur dans nos vies, voilà un travail vivifiant et exigeant auquel nous convie l’Evangile de ce dimanche.

Monique Dorsaz

27 janvier 2012

Les pêcheurs d’hommes

20 janvier 2012

Avec l’évangile de Saint Marc (Mc 1, 14-20), nous assistons aux débuts de la prédication de Jésus.

 

Jésus part en Galilée où il proclame la Bonne Nouvelle. Il invite les gens à croire en Dieu.

 

En passant au bord du lac de Galilée il voit Simon et son frère André qui jettent leurs filets de pêcheur. Il les interpelle en disant : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »  Cette phrase peut paraître surprenante, voir intrigante lorsque l’on sait que Dieu nous laisse libre de nos choix, de nos actions. Hors un filet sert à attraper des poissons et là il leur propose de pêcher des hommes.

 

Mais peut-être, plutôt que de voir un filet qui attrape sans respecter la liberté devrions-nous voir un filet qui lie les hommes entre eux. L’Eglise ne serait-elle pas le filet que Jésus nous propose ?

 

Un filet est constitué de trous, ce sont les espaces vides qui mènent à la liberté, ainsi que de nœuds faits par des cordes, ce sont les parties qui lient, qui unissent. Nous pouvons comprendre que la proposition de Jésus à Simon et André est bienveillante envers l’humanité. Jésus les invite à le suivre et sans hésiter ils abandonnent leur métier de pêcheur, leur gagne-pain. Ils font preuve d’une grande confiance en acceptant de se dépouiller de leurs biens matériels. Saurions-nous en faire autant ?

 

Si l’Eglise est un filet, sommes-nous capables de devenir les nœuds qui servent à nous unir les uns aux autres ?

 

L’invitation de Jésus n’est pas une prison mais un appel à l’Amour qui relie et qui se propage aux alentours. Sans partage, l’Amour ne nous sert à rien.

Jésus nous dit : «  Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Alors au travail et ensemble construisons un filet si grand qu’on ne pourrait compter les nœuds qui le parcourent.

Fiorella BĂĽrki

Les Couleurs de la Liturgie

13 janvier 2012

Quand j’Ă©tais tout jeune servant de messe, j’arrive vers mon curĂ© un jour et je lui dis : « Tiens, aujourd’hui tu es fâché ? Tu as mis du rouge ! » C’est alors qu’il m’a expliquĂ© ce que personne ne m’avait dit, Ă  savoir le sens des quatre couleurs liturgiques, vert, rouge, blanc (ou or) et violet. Alors que nous venons de reprendre le temps ordinaire et sa teinte verte, il n’est pas inutile de rappeler le sens des diverses couleurs de la liturgie. La roue prĂ©sente en couverture vous en rappelle les temps.

Vert

C’est la couleur du temps ordinaire. La verdeur Ă©voque la croissance tranquille de l’Eglise. Elle est la couleur majoritairement employĂ©e.

Violet

C’est la couleur de l’attente, de la pĂ©nitence et du deuil. Attente pour le temps de l’Avent, oĂą le Christ n’est pas encore nĂ©. PĂ©nitence pour le temps du CarĂŞme, oĂą l’on reconnaĂ®t qu’on s’est Ă©loignĂ© du Christ et oĂą on prĂ©pare les jours de sa Passion. C’est la couleur utilisĂ©e par le prĂŞtre lors du sacrement de la rĂ©conciliation. Deuil parce c’est aussi la couleur utilisĂ©e lors des obsèques. Jadis on utilisait du noir pour ce dernier point.

Blanc (ou or)

C’est la couleur festive par excellence, prĂ©sente Ă  tous les grands moments de la vie du ChrĂ©tien (baptĂŞme, première des communions, mariage, mais aussi linceul symbolisant l’entrĂ©e dans la vie Ă©ternelle). Elle est utilisĂ©e pendant les deux semaines du temps de NoĂ«l, pendant les 7 semaines du temps de Pâques, ainsi qu’Ă  toutes les grandes fĂŞtes du Christ et de Marie, et Ă  la Toussaint. Elle peut remplacer n’importe quelle autre couleur si on souhaite donner Ă  telle ou telle cĂ©lĂ©bration une valeur plus festive (patronale par exemple, temps fort, etc.). Le jaune Ă©quivaut au blanc dans l’Eglise, en tĂ©moignent les deux exceptions hĂ©raldiques que sont le drapeau de JĂ©rusalem et celui du Vatican oĂą le blanc et le jaune se cĂ´toient largement, ce qui est normalement interdit par convention dans la science des drapeaux.

Rouge

Elle est la moins frĂ©quemment utilisĂ©e des couleurs liturgiques. Elle reprĂ©sente le sang des martyrs (au sens Ă©tymologique premier de ce mot qui signifie « tĂ©moins ») et est par consĂ©quent utilisĂ©e Ă  toutes les fĂŞtes des ApĂ´tres. Concernant le Christ, elle est utilisĂ©e lors des lectures de la Passion, Ă  savoir le dimanche des Rameaux et le vendredi Saint. Le rouge reprĂ©sente aussi l’Esprit, et est donc la couleur utilisĂ©e Ă  la PentecĂ´te ainsi qu’au sacrement de la Confirmation.

Parfois, et les livres officiels le mentionnent de plus en plus, on utilise du bleu ou du blanc teinté de bleu pour les fête de Marie.

Le violet, quant Ă  lui, Ă©tait jadis teintĂ© de blanc (ce qui donnait donc un rose plus ou moins vif) pour le 3e dimanche de l’Avent (dimanche de la joie, du Magnificat) et le 4e dimanche du CarĂŞme (aussi appelĂ© mi-CarĂŞme), deux moments oĂą, au milieu d’une pĂ©riode violette, on se rĂ©jouit davantage.

Abbé Vincent Lafargue

Des trois coins du monde…

6 janvier 2012

A la mĂ©tĂ©o sur les chaĂ®nes françaises, encore aujourd’hui, il est frĂ©quent d’entendre le prĂ©sentateur ou la prĂ©sentatrice faire cette boulette, tellement entrĂ©e dans le langage qu’elle ne choque plus personne : « aux quatre coins de l’hexagone… »

Les textes – et la fĂŞte – de l’Epiphanie que nous cĂ©lĂ©brons ce week-end symbolise l’universalitĂ© de l’Ă©glise et celle du salut. Le pasteur Philippe Genton se dit souvent « Catholique rĂ©formé », et l’expression est juste, car « catholique » signifie « universel », et l’Eglise Catholique est celle de tous les ChrĂ©tiens, dans ce sens. Il y a les catholiques rĂ©formĂ©s, les catholiques orthodoxes, les catholiques anglicans, et nous autres catholiques romains parmi tant d’autres.

Et les textes d’aujourd’hui viennent nous rappeler que le salut est non seulement promis Ă  tous ceux-lĂ , mais aussi Ă  tous les autres, qu’ils soient croyants ou non, d’ailleurs, des quatre coins du monde. Ou des « trois coins du monde », si l’on tient le symbolisme des trois mages prĂ©sents auprès de JĂ©sus. De toute façon, le monde, contrairement Ă  l’hexagone, n’a pas de coins

Le salut, ainsi, ne s’embarrasse pas de coins, lui non plus. Il est rond, universel, sans dĂ©but ni fin, proposĂ© Ă  tout un chacun. Et cela, il convient de le rappeler Ă  certains dont l’Ă©loignement de nos Eglises est tout sauf dĂ» Ă  l’excuse de la messe en latin qu’ils prĂ©fèrent, mais bel et bien Ă  leur incapacitĂ© formidablement orgueilleuse d’accepter que d’autres qu’eux puissent ĂŞtre sauvĂ©s. BenoĂ®t XVI l’a rappelĂ© rĂ©cemment : c’est l’une des plus merveilleuses prises de conscience de Vatican II que ce salut proposĂ© Ă  tous, ChrĂ©tiens ou non, croyants ou non. Rendons grâce, en cette fĂŞte, pour l’universalitĂ© de notre Eglise et de notre Salut !

Abbé Vincent Lafargue

Si bas… Si bas…

6 janvier 2012

Ainsi donc, malgrĂ© la crise de 2008, les subprimes, la dĂ©gringolade de Swissair et le scandale des salaires de certains qu’on n’ose mĂŞme plus appeler cadres tant ils ont la tĂŞte qui en dĂ©passe, malgrĂ© tout cela une entreprise de chez nous se permet encore de licencier des centaines de personnes alors que, dans le mĂŞme temps, elle annonce des bĂ©nĂ©fices et paie très grassement ses dirigeants.

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fait vomir. Avant tout pour les familles de celles et ceux qui vont se retrouver sans travail.

Que nous dit JĂ©sus dans l’Evangile d’aujourd’hui ? « Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. »

Certes, on nous dit que ces licenciements sont un mal nĂ©cessaire, mais en somme une goutte d’eau dans l’ensemble du plan de redressement prĂ©vu. Mais comme l’entreprise gagne de l’argent de l’autre cĂ´tĂ©, il n’est pas usurpĂ© d’affirmer que ses dirigeants sont trompeurs, sur ce coup-lĂ , si petit soit-il Ă  leurs yeux. Et c’est bas. Vraiment très bas. Or, de l’autre cĂ´tĂ©, ces mĂŞmes personnes nous demandent leur confiance, rapport aux mĂ©dicaments et produits que nous leur achetons Ă  longueur d’annĂ©e. Ou rapport Ă  la sĂ©curitĂ© – paraĂ®t-il irrĂ©prochable – des sites chimiques. Grande affaire que celle-lĂ .

L’usine Union Carbide de Bhopal, en Inde, avait elle aussi une sĂ©curitĂ© au dĂ©part irrĂ©prochable. Elle a, elle aussi, commencĂ© par Ă©conomiser sur les employĂ©s, tout en augmentant ses cadres. Puis elle a Ă©conomisĂ© sur la sĂ©curitĂ©, tout en faisant des bĂ©nĂ©fices, avant la catastrophe que l’on sait.

L’argent corrompt tout, mais personne n’est assez riche, au soir du dĂ©compte des victimes, pour se racheter une bonne conscience. Etre chrĂ©tien, lecteur de l’Evangile, c’est avoir de la mĂ©moire. Et c’est se rappeler, dans ce genre de cas, que le Christ avait raison. Et on n’a rien inventĂ© depuis. Rien de nouveau sous le soleil. Un soleil qui est le mĂŞme Ă  Bhopal, Ă  Nyon ou Ă  Monthey. Parfois bien bas sur l’horizon, si bas, si bas…

Abbé Vincent Lafargue

Vœux d’être amoureux !

30 décembre 2011

A l’école de la prière, nous invitons les parents à bénir leur enfant en reprenant une très ancienne bénédiction citée dans le livre des Nombres (Nb 6, 22-27). Or c’est ce texte qui nous est proposé en ce début d’année : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage et qu’il t’apporte sa paix ! » Comment ne pas percevoir dans cette bénédiction l’expérience qui unit dans une relation toute particulière une maman ou un papa qui s’émerveille en regardant son enfant, le fruit de son amour, qu’il tient dans ses bras !

- Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage… Le visage d’un amoureux est rayonnant de bonheur, il brille de mille feux… Saurais-je voir cette présence amoureuse de Dieu en moi et dans ceux que je rencontre tout au long de cette année ? C’est possible, la béatitude « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » nous indique le chemin à prendre.

- Que le Seigneur se penche vers toi… Lorsqu’une maman se penche vers son enfant, c’est pour être plus proche, pour mieux entendre, pour mieux comprendre, pour mieux contempler, pour mieux aimer. Lorsque le Seigneur se penche vers moi, c’est pour mieux écouter ! Grandeur qu’un Dieu qui désire se rendre proche de sa créature… Saurais-je accueillir cette présence et lui offrir une place dans mes préoccupations quotidiennes ?

- Que le Seigneur tourne vers toi son visage et qu’il t’apporte sa paix… Longtemps on a pensĂ© qu’il n’était pas possible de voir Dieu sans mourir ! Mais petit Ă  petit nous avons dĂ©couvert que ce visage n’était pas dangereux… Il se manifeste dans la fragilitĂ© de l’enfant de la crèche. Il se dĂ©couvre sous les traits d’un père qui donne et pardonne. Il dĂ©sire demeurer en nous !… Saurais-je lui ouvrir la porte de mon cĹ“ur et lui dire « Viens, Seigneur, viens en moi, sois mon compagnon de route, tout au long de cette annĂ©e »

Pascal Dorsaz

La fragilité et la lumière

23 décembre 2011

J’ai assisté un jour à une célébration dans l’abbatiale de Romainmôtier. C’était à l’occasion des 1000 ans de cette magnifique église romane. Le pasteur a attiré notre attention sur la solidité de cette église qui a survécu grâce à de gros murs de pierres. Puis il a ajouté :

 « Mais paradoxalement, c’est par l’endroit le plus fragile, par les vitraux, que rentre la lumière. »

L’évangile de Noël et l’évangile de nos vies ne seraient-ils pas aussi ces lieux où fragilité et lumière se côtoient ?

L’évangile commence par mentionner les grands de la terre : Auguste le successeur de Jules César et Quirinus, le gouverneur de Syrie.  Dans la crèche vivante, nous avons ajouté des soldats romains. Et vous devinerez sans doute que les rôles de soldats et d’empereur ont été très convoités. Mais Dieu ne se manifeste pas du côté du pouvoir bien établi et bien organisé.

Dieu est là dans la fragilité d’un petit enfant dont la vie est dès le début exposée et menacée. Celui qui est né au hasard d’un voyage, celui dont les parents devront fuir en Egypte, est le fils de Dieu, la lumière née de la lumière.

Dans notre vie, il y a aussi des failles, des blessures. Nous ne sommes pas toujours aussi solides que nous le voudrions. Des événements inéluctables nous ébranlent : séparation, deuil, perte d’un emploi, difficultés professionnelles ou familiales, nuit de la foi…

Et si c’était là, dans nos failles et nos blessures, que Dieu voulait justement nous rejoindre. Et si sa Lumière ne pouvait finalement donner tout son éclat que dans la vie de celui qui consent à sa fragilité et laisse un Autre venir l’habiter et l’éclairer.

Monique Dorsaz

« EST-CE TOI QUI ME BÂTIRAS UNE MAISON POUR QUE J’Y HABITE ? »

16 décembre 2011

Le roi David apprend à son détriment que son Dieu n’aime pas habiter des maisons de pierres et de cèdres mais le cœur de l’homme vivant : « Je te donnerai un successeur dans ta descendance (…) je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils ». Pour Dieu, un cœur qui lui est fidèle est comme une maison bâtie sur le roc : « Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours » (1ère lecture)

La Vierge Marie voit son projet de construire un toit familial avec Joseph revisité par l’ange Gabriel qui sollicite sa confiance afin qu’elle devienne d’abord la maison vivante de Dieu. C’est l’Esprit Saint, et non Joseph, qui doit former en elle l’enfant divin qui devra grandir dans son corps et auquel elle donnera naissance.

Seul un cœur confiant devient la demeure de Dieu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » A partir de ce « oui », Dieu devient une expérience dans sa vie. Car Dieu ne se prouve pas, il s’éprouve si on lui obéit. Dieu devient sensible au cœur par sa façon de le transformer et de le faire évoluer. C’est seulement si nous devenons ce que Dieu nous propose d’oser être que nous pouvons le comprendre et l’aimer. Devenir la Maison de Dieu, c’est comme le disait Paul, ressentir les mêmes sentiments que ceux qui sont dans le cœur de Dieu (compassion, bonté, miséricorde) et se libérer du vieil homme prisonnier des passions égoïstes en devenant serviteur de l’amour de Dieu.

La crèche de cette année est propre et spacieuse pour mieux transcrire cette idée de la purification intérieure car  seuls les cœurs purs verront la face de Dieu. Je vous invite tous  à vous rendre nombreux adorer le maître de notre maison intérieure !

Abbé Willy Kenda, curé

Réjouissons-nous !

9 décembre 2011

« Je tressaille de joie ! », voilà donc la 3e phrase qui s’affiche sous notre maison de l’Avent, dans nos lieux de culte. C’est la joie de Marie, bien sûr. Mais cette joie doit aussi, année après année, demeurer la nôtre !

Le 3e dimanche de l’Avent est, traditionnellement, celui de la joie. Jadis, les prêtres revêtaient même des ornements roses pour ce dimanche-ci, histoire d’éclaircir le violet de l’Avent par une touche plus joyeuse. Mais la joie de ce 3e dimanche était là pour durer.

Sommes-nous joyeux – vraiment – d’attendre notre sauveur qui se fait l’un de nous, dans la crèche de Noël ? Ou est-ce l’habitude qui domine notre Avent ? Avons-nous conscience du devoir qui est le nôtre de transmettre cette joie autour de nous ? Ou faisons-nous une tête d’enterrement à chaque fois que nous sortons de la messe ?

Si la religion paraît parfois ennuyeuse pour nos jeunes, nous en sommes toutes et tous responsables. Est-ce vraiment de joie que nous rayonnons, lorsque nous sortons de ce face à face avec Dieu qu’est la prière ou la célébration ? Retrouvons la joie, chers Amis, souvenons-nous que c’est notre devoir de Chrétiennes et de Chrétiens que de mettre un peu de joie dans ce monde qui en a tant besoin, et faisons en sorte de propager la Bonne Nouvelle autour de nous !

 

Abbé Vincent Lafargue