Footballeur non pratiquant

3 septembre 2010

C’est l’histoire d’un footballeur qui va aux entrainements le mercredi mais à aucun match le dimanche. Saugrenu, pensez-vous ? Je suis d’accord ! C’est l’histoire d’un pianiste qui ne s’entraîne plus jamais parce qu’il estime maîtriser la totalité de son art. Gonflé non ? Je suis d’accord.

 

C’est l’histoire d’un chrétien qui fait du catéchisme le mercredi, sans aller à la messe le dimanche. Saugrenu, non ? C’est l’histoire d’un chrétien qui ne va même plus du tout à la messe parce qu’il estime maîtriser la totalité de sa foi. Gonflé, non ?

 

Vous me direz : quand notre foi est adulte, on peut la pratiquer aussi en dehors de la messe, et c’est même indispensable de ne pas être chrétien seulement une heure le dimanche mais bien dans ses actes de tous les jours. Et vous aurez raison. Un footballeur qui a bien appris son art n’a pas à jouer tous les week-ends pour continuer de le maîtriser.

Ces messes de catéchèse auront lieu une fois par mois à Monthey, le 1er samedi du mois, et une fois par mois à Choëx, le 2e dimanche du mois. Nous commençons donc le samedi 2 octobre à Monthey et le dimanche 10 octobre à Choëx.

 

Ainsi nous espérons former de vrais chrétiens, non pas des gens qui vont à la messe tous les dimanches et ne pratiquent pas en-dehors, mais non pas non plus des personnes qui tenteraient de pratiquer en-dehors sans jamais venir au rendez-vous que nous fixe le Christ, ou seulement pour les temps forts ou les fêtes.

 

Le Christ, qui d’ailleurs nous dit aussi cela aujourd’hui, lorsque, dans l’Evangile, il parle de ces personnes qui commencent à bâtir en posant des fondations et ne peuvent achever leur construction…

 

Mais voilà. Il lui a fallu apprendre. Et pendant cet apprentissage, combien de matches tous les week-ends !

 

Raison pour laquelle de plus en plus de paroisses, et celles du secteur de Monthey avec, décident de lier davantage la catéchèse, la période où l’on apprend, avec la messe du samedi ou du dimanche. Parce qu’un enfant qui sait dire toutes les prières et connaît par cœur la Bible, mais n’a été à la messe que le jour de sa première communion, pose un « léger » problème de cohérence chrétienne. Évidemment, il est encore plus difficile de le lui faire comprendre si ses parents font de même.

 

Dès cette année, les moments de catéchèse seront donc centrés sur certaines célébrations au cours desquelles les enfants sortiront pour un enseignement et un partage de la parole avec des parents et nos animateurs pastoraux. Bien entendu, ils auront toujours, à plusieurs moments de l’année, des temps fort en-dehors de ces célébrations.

Trouver sa place

27 août 2010

Quand Dieu invite, il y a toujours assez de places pour tous et toutes ces places sont toutes dignes de chacun. Dans la demeure divine, ne peut donc pas s’imaginer de subtils calculs ni de concours aux meilleurs places. Le dĂ©fi c’est d’entrer dans la maison du Père. Chez Dieu, n’est recalĂ© que celui qui dĂ©cline l’invitation, disons mieux, celui qui ne veut pas se prĂ©senter Ă  l’appel.

Car le lieu du rendez-vous avec Dieu exige courage et humilitĂ© pour y aller. Il est le misĂ©ricordieux et se laisse attirer pour nos misères. La seule place oĂą Dieu nous attend pour nous introduire chez lui est celle-lĂ  mĂŞme que nous refusons souvent de regarder en face : lĂ  oĂą se cache notre dent pourrie, lĂ  oĂą se cachent nos faiblesses. C’est pĂ©nible  de dĂ©couvrir en soi ce que nous critiquons chez les autres, c’est difficile de s’avouer pĂ©cheur.

Mais Dieu est l’ami des humbles, il est celui qui Ă©lève les humbles et se moquent de ceux qui se voient d’un Ĺ“il trop flatteur pour connaĂ®tre et haĂŻr leur faute (psaume 36,3). Dans son festin, il n’y a que des pĂ©cheurs pardonnĂ©s. Tout simplement parce que celui qui accepte sa propre humanitĂ©, est le seul capable d’entrevoir aussi le mystère de l’autre, de percevoir son talon d’Achille sans le blesser, de respecter l’autre tel qu’il est, d’ĂŞtre solidaire avec lui et le soutenir.

C’est lĂ  le regard mĂŞme de Dieu sur nous. Seul un convertit en est dotĂ©. Comme JĂ©sus qui est venu rassembler, on aimera sa compagnie car il ne condamne pas. Autour de lui, tout le monde a sa place et lui aussi Dieu lui donne la sienne. De lui Ă©mane quelque chose de bienveillant et d’agrĂ©able. En toute chose, il dira comme MARIE la mère de Dieu : “Mon âme exhale le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur” (Lc1,46-47)

Abbé Willy Kenda

La porte étroite

27 août 2010

« Il y a des premiers qui seront derniers et des derniers qui seront premiers. » Cette parole du Christ concerne l’entrée dans le Royaume de Dieu. Les premiers dans le projet de Dieu, c’étaient les juifs. Ils étaient le peuple avec qui Dieu avait fait alliance. Ils étaient les porteurs de la Révélation. Par eux c’est l’humanité toute entière qui était invitée à la grande fête que Dieu lui a préparée.


Ce grand projet de Dieu, nous le découvrons tout au long de la Bible en particulier dans la 1ère lecture de ce jour : « je viens rassembler les hommes de toutes nations et de toutes langues. » Puis quand Jésus parle, c’est pour nous préciser cette Bonne Nouvelle. Il nous présente Dieu comme un Père qui aime passionnément chacun de ses enfants et veut les rassembler tous dans la joie auprès de lui. Il ne faut jamais oublier cette révélation fondamentale : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. » 


Ceci dit, il ne faut pas se faire illusion : Ce Royaume est ouvert à tous mais pas à n’importe quel prix. Ceux qui estimeraient qu’il est leur propriété se préparent à des lendemains douloureux. Dans l’évangile de ce jour, il nous montre le chemin : quelqu’un lui pose la question : « Qui sera sauvé ? » Et Jésus répond : « Celui qui s’efforcera de passer par la porte étroite ».  Pour nous chrétiens, passer par la porte et l’escalier de service c’est s’engager pour les autres, c’est se donner, c’est accueillir et partager. Cette porte étroite, c’est celle que Jésus a franchie et que nous sommes invités à franchir avec lui.

 

Josiane Fabris

Et vous qu’en dites-vous ?

25 juin 2010

A l’heure du téléphone mobile et de l’Internet, dans un monde où l’on peut se parler à toute heure et par tous moyens, la communication, cet art délicat de se dire les choses, n’est pas forcément plus facile. Et ce n’est pas la panoplie des outils magiques que l’on nous propose qui résout nos difficultés. Quel paradoxe !

Regardons la manière de faire de Jésus. Il demande : « Pour la foule, qui suis-je ? », puis il continue avec une question plus personnelle : « Et pour vous, qui suis-je ? ». Pourquoi procède-t-il ainsi ?

Bien sûr, les disciples connaissent bien Jésus. Ils le côtoient depuis longtemps. Mais Jésus leur pose tout simplement deux questions très ouvertes… les autorisant à parler avec leurs mots, leur donnant la liberté d’exprimer ce qu’ils souhaitent et désirent, sans jugement ni arrière-pensées.

Donner la parole à l’autre sans lui imposer ce qu’il convient de nous répondre. Ouvrir un espace de dialogue pour que la parole circule en liberté et vérité. Nous avons l’été devant nous pour répondre à cette question posée par Jésus: « Et vous, qu’en dites-vous ? »

 

 

Temps ordinaire…

Temps des vacances, chacun va, pendant deux mois, vivre sous un autre rythme…

Temps de repos afin de refaire ses forces pour une nouvelle année scolaire, pastorale…

Temps de bilan personnel pour relire son année et faire des choix pour demain…

Temps pour s’arrêter, contempler…

Temps pour faire silence et écouter…

Temps pour goûter la joie de vivre ensemble…

Temps offert afin d’accueillir,

de laisser s’enraciner les dons de Dieu pour chacun de nous.

Temps de la re-création…

 

 

Bon été à chacun !                                                                               Myriam Crausaz

A SION

11 juin 2010

Il y a bien des annĂ©es, une chanson fort connue chantait la tristesse des HĂ©breux pleurant leur exil sur les bords du fleuve de Babylone, loin de JĂ©rusalem, et du mont “Sion”.

 

Aujourd’hui nous chantons la joie de nous rendre Ă  Sion pour y vivre l’ordination de VINCENT et SYLVAIN… Puis, dimanche prochain nous cĂ©lèbrerons Ă  nouveau une Première Messe, celle de Vincent Lafargue, alors qu’Ă  la FĂŞte-Dieu 2006 nous cĂ©lĂ©brions celle de JĂ©rĂ´me Hauswirt…

 

Quand les prĂŞtres se font rares, ici leur jeunesse fait nombre dans  notre secteur: rendons grâces et rappelons nous que, de par notre baptĂŞme, nous sommes tous “prĂŞtres, prophètes et rois (ou reines) », appelĂ©s Ă  proclamer la louange de Dieu, en tĂ©moignant de sa Bonne nouvelle d’alliance et de pardon, lĂ  oĂą nous vivons, lĂ  oĂą le Christ nous envoie.

La rencontre (de ce dimanche) chez le pharisien Simon nous redit comment JĂ©sus ouvre des chemins de vie et de pardon, pour cette femme qui montre tant d’amour, comme autrefois pour David ouvrant les yeux sur l’Ă©normitĂ© de sa propre faute.

 

Qu’il est beau ce ministère de pardon oĂą Ă  chaque messe le Christ nous rappelle: “Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi va d’abord te rĂ©concilier avec lui, puis viens prĂ©senter ton offrande”.

En le vivant nous serons vraiment porteurs de vie et chemins de réconciliation comme le fut Mendela en Afrique du sud (actualité de ces semaines prochaines), comme auparavant Martin Luther King  aux U.S.A. et nos frères en chemin au Rwanda …

 

Bon dimanche à vous.                                                                                           

Abbé François-Xavier Attinger

Accrochez-vous !

4 juin 2010

Chers paroissiens de Monthey et Choëx,

 

Il vous arrive peut-être de rencontrer  des personnes qui vous disent :

« L’Eglise, c’est toujours la même chose, rien ne bouge… »

 

Il vous sera facile de leur répondre, en ces jours de juin :

« A Monthey et Choëx, en tout cas, ça déménage ! »

 

Une équipe pastorale profondément remaniée, de nouveaux visages,

un nouveau prêtre, et même, bientôt, de nouveaux horaires de messe :

c’est tout dire !

 

Alors, il faut s’accrocher, pour tenir bon, pour bien rester sur le bateau,

quand  la mer semble houleuse.

 

S’accrocher, oui, mais à quoi ?

 

Non pas Ă  la nostalgie, ni aux habitudes bien confortables,

mais accrocher sa foi à Celui qui en connaît un bout sur les changements !

 

Oui, en quelques années, Jésus a bouleversé la vie de ses proches,

en quelques mois il a transfiguré le monde,

et aujourd’hui, quelques siècles plus tard,

nous sommes encore appelés à nous accrocher à l’espérance,

au milieu de tous les changements, grands et petits, qui remuent notre vie.

 

Bon vent, et accrochez-vous, mais n’oubliez pas que le bateau ne pourra avancer

que si les amarres sont larguées…

 

Amicalement, au moment de prendre un nouveau cap

 

Jean-François Maillard

La Trinité… et l’unité des Chrétiens

28 mai 2010

La fête de ce dimanche nous rappelle l’une des plus saisissantes particularités des Chrétiens : un seul Dieu en trois personnes, Père, Fils et Esprit-Saint.

 

D’immenses traités très savants ont été écrits pour tenter d’expliquer les relations entre les trois personnes divines, que l’on croit connaître et pouvoir décrire. Permettez-moi de me tapoter doucement le menton : jusqu’à nouvel avis personne n’est allé demander au Père, au Fils et à l’Esprit combien de fois ils s’invitent à dîner et quelle est la couleur des serviettes, pour ensuite revenir nous raconter comment ça se passe ! Je garde, à ce sujet comme pour d’autres choses, la phrase de St Augustin comme maxime : « Si tu comprends… ce n’est pas Dieu. »

 

Par contre, je trouve intéressant la comparaison avec l’unité des Chrétiens. Une seule religion, le Christianisme, en trois visages, Catholiques, Protestants et Orthodoxes.

 

Personne ne cherche à fondre les trois personnes de la Trinité pour n’en faire plus qu’une, ce serait supprimer l’une de nos plus belles particularités. Par contre, bien des gens cherchent encore à fusionner absolument nos trois confessions en une seule. Et si c’était, là aussi, supprimer l’une de nos richesses ?

 

Un Dieu en trois personnes, une religion en trois visages. Emerveillons-nous d’une diversité et cherchons l’unité de nos trois visages sans les torturer par une chirurgie esthétique qui en ferait un seul monstre.

 

Fêtons donc la Trinité en nous émerveillant de la diversité qui forme notre unité !

 

 

Vincent Lafargue

Et si l’esprit cessait de souffler ?

21 mai 2010

« L’Esprit du Seigneur remplit l’univers », dit la Bible (Sagesse 1/7). Mais, tel l’air que nous respirons, nous ne le sentons pas. Et si, tout d’un coup, il se retirait ? Hypothèse invraisemblable, mais qui peut nous donner à voir, en négatif, l’importance pour nous de l’Esprit Saint. D’où la fable suivante, qui est une lecture « à l’envers » du récit de la Pentecôte :

« Le vent de l’Esprit a cessé tout à coup de souffler, et son feu s’est éteint. Alors, les disciples ne savent plus si Jésus est ressuscité, si Dieu est vivant. Ils le rangent au fond de leur mémoire comme un beau souvenir d’enfance, ou parmi les bibelots antiques, idole immobile au regard quelque peu menaçant. Ils deviennent muets sur leur foi, ou tellement bavards de paroles creuses et vagues.

Ils s’étonnent que des étrangers – de race ou d’âge – emploient pour leur parler des langages étranges, qu’ils ne comprennent plus. On dit d’eux : « Comme ils sont tristes ! Ils parlent toujours de catastrophes ! Ils devraient boire un peu de vin ! » Ils posent autour d’eux  des barrières, de peur que la tendresse, soudain ne vienne les bouleverser. On les voit rentrer dans leurs coquilles, éviter les risques et rester bien au sec. Ils referment sur eux la pierre du tombeau… »

Fort heureusement, Jésus a promis : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps. » Et son Esprit nous accompagne jusqu’au bout du chemin, jusqu’au retour définitif du Christ.

 

 

Tiré de la revue GRANDIR

Dieu est Amour

14 mai 2010

Comment témoigner d’un Dieu amour s’il n’y a pas cet amour dans notre vie ? Nous vivons dans un monde où beaucoup ne pensent qu’à s’enrichir au détriment des autres. C’est le point de départ de nombreuses injustices et ce sont les plus pauvres qui en sont les premières victimes. Si nous, disciples du Christ, nous agissons de la même manière entre nous, si nous nous conformons à la mentalité du monde, c’est la catastrophe. Nos divisions entre chrétiens devraient nous apparaître encore plus intolérables lorsque nous entendons ces paroles du Christ.

 

 Au cours de son dernier repas, Jésus n’a pas prié pour l’unité entre tous les hommes mais pour celle des chrétiens. Etre un, c’est encore autre chose que de s’aimer les uns les autres. Cela, le Christ nous l’a donné comme un commandement. Mais l’unité, il ne l’ordonne pas. Il l’appelle comme un don de Dieu. Il compte sur nous pour la construire avec Dieu et en Dieu. C’est la communion du Père et du Fils qui constitue la source et le modèle de l’unité à réaliser entre nous.

 

Chaque dimanche nous sommes rassemblés pour écouter la Parole du Christ, pour partager le pain de l’Eucharistie et pour être envoyés proclamer l’Evangile. Que notre unité dise au monde l’amour dont le Christ nous a aimés. Ensemble, nous le prions : « Que ton Esprit vienne mettre en nous l’amour dont le Père t’a aimé ! Par ton Eucharistie, viens nous unir à toi. Alors, nous serons des artisans de ton Royaume. C’est encore ta prière : en voyant l’amour qui nous unit, le monde pourra croire que le Père t’a envoyé. »

 

 

Josiane Fabris

Dieu est toujours en avenir

7 mai 2010

Regardez autour de vous, la vie jaillit comme une fête ! Le mois de mai est rythmé par de nombreuses fêtes où l’amitié, la musique, la joie et même la nature s’en mêle  afin d’apporter aux humains l’espérance !

 

Un monde qui serait une fête ce serait bien non ?

 

Mais ce serait un monde à inventer, à créer. Ce ne serait pas un monde en kit, ni un monde prêt à consommer.

 

Parce que le meilleur des mondes, on le cherche encore ! On croit que nous avons résolu un conflit ici, évité une guerre là et cela recommence ailleurs. C’est épuisant. A croire que l’homme n’apprend rien de son histoire, où alors il oublie aussi vite qu’il apprend.

 

Stop ! Se lamenter, c’est usant. Et si pour une fois on regardait ce qui va, ce qui marche, ce qui progresse ? Non pas pour oublier le reste, mais pour se rendre compte que l’espoir n’est pas mort, que la vie se bat et se débat, que l’homme a aussi des idées pour construire et pour améliorer.

 

Dieu a fait de nous des créateurs, des bâtisseurs. Alors, s’il faut détruire que ce soient les murs qui séparent ! S’il faut se battre, que ce soit contre les préjugés, la misère et la haine.

 

Laissons chanter notre joie car Dieu nous appelle au bonheur et nous offre son amour. En ces jours de communion, soyons pour nos enfants, témoins de cet amour infini.

 

Dieu est toujours en avenir, il est plus grand que notre cœur.

 

Myriam Crausaz